L’Association Générale des Étudiant-e-s de Toulouse est un syndicat de lutte étudiant, c’est-à-dire une organisation qui défend, par la mise en place d’un rapport de forces, les intérêts des étudiant-e-s contre les atteintes à leurs conditions d’étude et de vie. A l’encontre des logiques de privatisation, d’élitisation de l’enseignement supérieur, l’AGET diffuse et entend imposer une vision de l’Université: publique, critique, gratuite, laïque, ouverte à tous et toutes.
L’AGET-FSE est présente sur les trois campus de Toulouse (Capitole (ex-Arsenal), Mirail et Rangueil) et les Comités d’Action Syndicale (C.A.S) se réunissent chaque semaine pour débattre de l’actualité des luttes et définir les actions sur les campus respectifs. Des Assemblées Générales de ville sont organisées avec les militant-e-s des 3 C.A.S tous les mois, pour unifier les universités dans des perspectives de mobilisation plus larges. Les A.G de ville préparent aussi les rencontres de la Fédération Syndicale Étudiante au niveau national. Enfin, 6 commissions ouvertes à tous les membres travaillent à l’élaboration des analyses, tracts, affiches et autre matériel sur les thématiques continues du syndicalisme de lutte étudiant :
- les réformes universitaires : les projets de lois, décrets, expérimentations, applications et logiques des réformes universitaires, qui émanent des universités, de l’État ou de l’Union Européenne, sont décortiqués et font l’objet d’analyses pointues.
- l’anti-patriarcat : l’AGET défend la classe féminine contre les pratiques patriarcales et les discriminations qui y sont associées. Les militantes organisent l’accueil des étudiantes opprimées par le système patriarcal et le syndicat fait du développement de services pour les étudiantes mères et du maintien des services gynécologiques sur les facs une de ses priorités.
- la défense des étudiant-e-s étranger-ère-s : les militant-e-s organisent des permanences juridiques, actualisent leurs connaissances sur les conditions de séjour et d’étude des étudiant-e-s étranger-ère-s et élaborent un guide de défense des étudiant-e-s étranger-ère-s. L’AGET revendique l’octroie automatique d’une carte de séjour pour les étudiant-e-s étranger-ère-s et leur accès à l’intégralité du système d’aides sociales.
- les aides sociales étudiantes : la commission accueille les étudiant-e-s qui rencontrent des problèmes avec le CROUS. Les militant-e-s analysent les évolutions des aides sociales et des services universitaires et en informent les étudiant-e-s par la Lettre d’Information aux Cité-U (L.I.C.U) qui paraît tous les deux mois. L’AGET défend la Garantie Sociale Étudiante, l’augmentation des bourses en nombre, en montant et sur 12 mois.
- l’anti-impérialisme : l’AGET développe les solidarités internationales entre les travailleur-euse-s, y compris ceux et celles en formation. Elle défend le droit des peuples à l’auto-détermination et combat les dérives marchandes et néo-colonialistes de l’enseignement (antennes universitaires, lycées français..).
- l’anti-fascisme : la commission informe et lutte contre les idées fascistes par des projections cinématographiques organisées chaque année. Elle organise aussi une aide militante en cas d’agression.
Dans son fonctionnement, l’AGET applique la démocratie syndicale qui consiste à faire participer tou-te-s les militant-e-s aux débats et aux prises de décisions de façon égale. Cela passe par la lutte contre le patriarcat au sein même de l’organisation et par le refus de la représentation. Ainsi les C.A.S et assemblées définissent des mandats impératifs et les mandaté-e-s doivent rendre compte de leur travail lors de la réunion suivante.
Les logiques qui engendrent les réformes universitaires sont élaborées dans les institutions nationales et européennes, sous la pression des lobbies patronaux. En ce sens, l’AGET fait partie de la Fédération Syndicale Étudiante (FSE), dont elle est la section toulousaine, pour combattre les menaces qui pèsent sur l’Université par la mobilisation nationale et le développement de liens avec les syndicats étudiants étrangers.
L’AGET reconnaît la charte de Grenoble qui fonde le syndicalisme universitaire et définit l’étudiant-e comme un-e travailleur-euse en formation. Les intérêts des étudiant-e-s ne doivent donc pas être dissociés de ceux des travailleur-euse-s et l’AGET lutte régulièrement auprès des travailleurs-euse-s et de leurs syndicats. Cette coopération devient d’autant plus étroite que nombre d’étudiant-e-s possèdent le double statut d’étudiant-e et de travailleur-euse. Le syndicat reste toutefois totalement indépendant des centrales syndicales de salarié-e-s mais aussi des organisations politiques.
En considérant qu’on ne peut élaborer les réformes pour les combattre ensuite et qu’on ne peut gérer la pénurie budgétaire que si on l’accepte, l’AGET-FSE dénonce les pratiques co-gestionnaires et ne siège dans les conseils (CEVU, C.A, CROUS…) que pour y prendre les informations nécessaires à la défense des étudiant-e-s.
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